Archives de mars, 2013

Quel est le sujet d’actualité qui est dans la bouche de tous les Français et qui est en passe d’envahir l’Europe entière ? Quel discours se répand sur toutes les chaînes de télé, à l’antenne de toutes les radios et occupent les pages de la plupart des journaux ? Vous l’avez certainement deviné… C’est la malbouffe.

En effet, depuis l’affaire Findus, devenue Spanghero et plus récemment Ikea, on nous rabat les oreilles avec ces considérations gastronomico-culinaires. Pourtant, il n’y a pour ainsi dire absolument rien de nouveau sous le soleil !

Quelle alternative nous propose-t-on ? Faire ses courses sur les marchés, acheter local, être des consommateurs responsables. Responsable de quoi d’abord ? En France, les produits du marché viennent pour la plupart du plus gros fournisseur indirect du pays : Rungis – près de Paris. Sur les étalages de cet immense marché pour vendeurs de produits alimentaires non transformés, on retrouve exactement les mêmes fruits et légumes que dans la grande distribution. Regardez la provenance des produits sur les marchés : Espagne, Maroc, Italie… Uniquement des bons produits venus tout droit de nos chers terroirs ! Il en est de même pour la viande, le poisson, le fromage et autres…
Voyons maintenant ce qu’il se trame au sein de notre bien-aimée industrie.

Ce secteur de notre économie a pour mission de nourrir la France et même une partie de la planète. Elle est sensée faire cela en trouvant le parfait compromis entre prix et qualité. D’accord. Maintenant parlons franchement. Il est évident que l’agroalimentaire utilise tout un tas d’ingrédients pas très bons pour notre santé et qui n’ont parfois rien à voir avec le produit vendu. Est-il besoin de le préciser et de l’expliquer ? Un enfant de 11 ans avec des résultats scolaires médiocres est capable de le comprendre sans que personne ne lui explique quoi que ce soit. Et ce pour une raison simple : l’industrie agroalimentaire n’est pas une association à but non lucratif ! Les dirigeants et les cadres de ces entreprises ont un seul objectif – commun à la plupart de leurs homonymes des grandes sociétés : faire un maximum de bénéfices pour maximiser leur gains après paiement de leurs actionnaires tout en assurant la pérennité et la rentabilité de leur entreprise. Pour ce faire, tous les moyens sont bons. C’est une guerre économique.

Ils ont donc recours, parfois, à des méthodes peu orthodoxes employant des ingrédients qui ne sont pas vraiment recommendables pour la santé, voire nocifs ou même non comestibles. Ils font cela en connaissance de cause la plupart du temps, ou sans le savoir, trompés qu’ils sont par leurs fournisseurs. Quoi qu’il en soit, il existe toujours une personne responsable et au courant des actions critiquables quelque part au sein de la chaîne de fabrication du produit. Ces pratiques sont le prix à payer pour avoir accès chaque jour à une nourriture disponible en grande quantité vendue à un prix raisonnable. En effet, comment croyez-vous que les industriels sont en mesure de proposer du fromage à 7 € / kg, des steaks à 6 € / kg et des tartes à 5 € / kg ? Certains voudraient faire cesser ces agissements en relocalisant la production et en étendant les cultures et les élevages bio à tout le pays, mais c’est une utopie. Laissez-moi vous expliquer pourquoi je pense cela.

Deux milliards d’humains se partagent l’espace de notre chère Terre. Si l’ont voudrait nourrir toute la planète de manière « eco-responsable », il faudrait revenir à d’anciennes méthodes de production remises au goût du jour. Soit. Cela serait compliqué à mettre en œuvre, engendrerait des coûts très importants mais nous mangerions mieux. Soit. Maintenant prenez une minute pour penser à ceci : avez-vous la moindre idée du temps qu’il faudrait pour produire assez de légumes et de viande pour nourrir chaque humain à sa faim en utilisant des procédés labellisés « éco-responsables« , voire « bio » pour les puristes ? Et je parle uniquement de temps. Ajoutez à cela l’argent nécessaire à une telle entreprise, tout en pensant qu’il faut aussi produire de la nourriture pour nombre d’animaux domestiques et en captivité. De plus, si vous poussez le concept de la « bio-nutrition » à son maximum, tout être vivant devrait pouvoir bénéficier d’un apport de nutriments sains et de qualité. Donc les plantes devraient bénéficier d’engrais bio ! Bref, c’est un problème sans fin…

Pour revenir à notre nourriture, je ne vois que trois solutions pour nous sustenter :

  • produire soi-même sa nourriture,
  • dépenser 200 € par mois et par personne pour manger bio
  • faire comme la plupart des gens : manger ce qu’on peut.

En guise de conclusion, je voudrais rappeler que la France, l’Europe et les autres pays industrialisés pleurent sur leur sort de pauvres consommateurs abusés par les méchants industriels de l’agroalimentaire, pendant que 80% de la population mondiale aimerait tout simplement… manger ! Certaines personnes – et elles sont nombreuses – feraient bien de réfléchir plus qu’à leur habitude avant de monter sur leurs grands chevaux afin d’accepter la réalité, de relativiser leur vie à l’aune de celles de leurs congénaires et d’arrêter de se plaindre. Le feu et regretté Bruno Carette, ex-membre des Nuls, résume bien ce concept dans son sketch sur les produits contre l’acné en nous traitant de « bande d’occidentaux embourgeoisés aveuglés par notre égo ». Il va sans dire que je partage totalement son avis.

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« Nous pensons généralement que bonheurs et souffrances viennent de circonstances extérieures. Continuellement affairés, d’une manière ou d’une autre, à réorganiser le monde, nous tentons d’écarter un peu de souffrance par ci, de rajouter un peu de bonheur par là, sans jamais atteindre le résultat souhaité.

Le point de vue bouddhiste, qui est aussi le point de vue de la méditation, considère au contraire que bonheurs et souffrances ne dépendent pas fondamentalement des circonstances extérieures mais de l’esprit lui-même. Une attitude d’esprit positive engendre le bonheur, une attitude négative produit la souffrance.
Comment comprendre cette méprise qui nous fait chercher au dehors ce que nous ne pouvons trouver qu’au dedans ?

Une personne au visage propre et net se regardant dans un miroir voit un visage propre et net. Celui dont le visage est sale et maculé de boue voit dans le miroir un visage sale et maculé. Le reflet n’a pas, en vérité, d’existence ; seul le visage existe. Oubliant le visage, nous prenons son reflet pour réel. La nature positive ou négative de notre esprit se reflète dans les apparences extérieures qui nous renvoient notre propre image. La manifestation extérieure est une réponse à la qualité de notre monde intérieur.[…]

Si, découvrant dans le miroir la saleté de notre visage nous entreprenons de laver le miroir, quand bien même nous frotterions pendant des années avec force savon et abondance d’eau, rien n’y ferait, pas la moindre saleté ni la moindre tâche ne disparaîtrait du reflet. Faute d’orienter nos efforts vers l’objet juste, ils restent parfaitement vains.

C’est pourquoi le bouddhisme et la méditation tiennent pour primordial de comprendre que bonheurs et souffrances ne dépendent pas foncièrement du monde extérieur mais de notre propre esprit. En l’absence de cette compréhension, nous ne nous tournerions jamais vers l’intérieur et continuerions à investir notre énergie et nos espoirs dans une vaine poursuite extérieure. Une fois cette compréhension acquise, nous pouvons laver notre visage : le reflet lui-même apparaîtra propre dans le miroir ».

Bokar Rimpoché

Un peu de d’humour pour détendre l’atmosphère :D

Perceval – « Et c’est quoi quand il a dit j’sais pas quoi machin gnagnagna le respect à la memoire d’Uther le dragon ? »

Arthur – « Uther Pendragon »

Perceval – « De ? »

Arthur – « Pendragon c’est son nom, c’est pas un dragon. »

Perceval – « Pendragon ? Mais qui c’est celui-là ? »

Arthur – « Mon père »

Perceval – « Votre père ?? Mais on le voit jamais votre père. »

Arthur – « Oui, il est mort. »

Perceval – « Ha merde… Mais là dans la semaine ? »

Arthur – « Non pas là dans la semaine, non. »

Perceval – « Et la cérémonie ce matin, c’était pas pour ça ? »

Arthur – « Je l’ai jamais connu mon père. »

Perceval – « Ha bon ? Mais comment vous savez qu’il s’appelle Pendragon alors ? »

« La Vie est Belle » – Alexandre Astier

Kaamelott, Livre IV, Épisode 45

Écoute, j’te dis !

Publié: 4 mars 2013 dans Philosophie

La connerie, c’est être incapable de comprendre l’autre.

L’intelligence, c’est l’art d’établir mentalement des liens entre des faits, des idées ou des personnes.

La véritable intelligence, c’est d’être en mesure de comprendre celle des autres.

Rien n’est figé,
Tout change.
Rien n’est acquis,
Tout évolue.

Vous ne serez pas la même personne toute votre vie.
Toute personnalité est changeante.
C’est le propre de la vie.
Tout est passage, d’ici vers là-bas.

Devenir ce que l’on est est à la portée de beaucoup d’êtres,
Devenir qui l’ont veut est moins aisé et plus satisfaisant.

Remove yourself.
Be the one that you wanna be.

La grande majorités des révoltés veulent tout mais ne font rien.

Or si personne ne fait rien, rien ne change. Alors que si tout le monde en fait un peu, tout change.

Comme le disait Ghandi sans utiliser exactement ces termes, changer le monde c’est se changer soi-même. Cette idée a d’ailleurs été reprise par Kenny Arkana dans son morceau intitulée « Clouée au Sol ».

Je ne développerai pas plus avant ce concept aujourd’hui. Je pense que vous avez compris l’idée et je préfère consacrer ma réflexion à des sujets qui me tiennent plus à cœur à l’heure actuelle. Aussi je vous donne rendez-vous dans quelques heures pour continuer à suivre le cours du fleuve que forment les tribulations mentales de mon esprit hyperactif. Si vous le voulez bien…

Le mal du siècle

Publié: 2 mars 2013 dans Philosophie, Psychologie

La peur de vivre, la peur de souffrir, la peur d’aimer. Tant attachés à notre confort matériel et si profondément blasés par les vaines promesses de notre société d’opulence, nous recherchons maintenant le confort mental, sentimental et social. Une armée de zombies déboussolés dont le seul idéal est la satisfaction immédiate et permanente.

Pauvre humanité. Tu t’es perdue en courant après tes mirages de modernité et tes idéaux futiles, stériles. Tu te comportes comme si tu avais perdu le contact avec la réalité qui était tienne. Déconnectée, déboussolée…

Vivez, mais vivez ! Vraiment. Oubliez les qu’en dira-t-on, laissez de côté vos préjugés, apprivoisez et domptez vos peurs, ouvrez votre esprit et envoyer valser vos limites. S’il vous plait, soyez heureux, positifs, curieux, créatifs et imprévisibles. Surprenez-vous, surprenez-nous ! Abandonnez votre confort mental sur le bord du chemin de la médiocrité – si rassurants soient-ils – et lancez-vous corps et âme dans l’arène de la Vie !

Souffrir a du bon, car cela nous rapproche de la réalité en nous faisant expérimenter l’acte de vie dans toute sa dimension, son intensité et sa dureté. Se sentir bien n’est pas être bien. Non, la vie n’est pas un long fleuve tranquille. Non, la vie n’est pas douce et encore moins juste. Non, nous ne sommes pas des cons damnés condamnés à jouer un rôle préétabli dans un simulacre de course au bonheur.

Cultiver le bien-être permanent ne fera pas de nous des gens biens. Nous ne deviendrons pas des êtres épanouis et pleinement accomplis en nous contentant d’une vie agréable. Je crois sincèrement que jouir de la vie en chaque instant n’est pas vivre. Cela permet tout juste d’apprécier le goût trompeur des miettes laissées par une jouissance éphémère. Le bonheur demande bien plus d’efforts, de sacrifices et d’abnégation. La poursuite d’une satisfaction immédiate et permanente par l’action mesurée, calculée et exempte de risques rend triste et insipide, au même titre que l’inaction rend vide. De plus, rester en proie à ses peurs profondes rend anxieux et angoissé. Enfin, refuser tout changement radical rend mort.

Si vous ne l’êtes pas déjà, demain, tout à l’heure ou dans quelques minutes, vous serez peut-être morts…

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Je suis plus que las des cons prétentieux politiquement corrects qui s’emparent de pouvoirs que rien ni personne ne leur octroie afin de palier le vide de leur insignifiante existence. Devrais-je même employer le terme d’inexistence ?

Je voudrais leur adresser sincèrement ce message : allez mourir étouffés dans la prison dorée de vos pensées surannées ; en compagnie de vos faux amis – les personnes qui sont toujours d’accord avec vous et contribuent à vous rendre totalement incapables de vous remettre en question. Allez brûler dans l’enfer de votre aveugle fermeture d’esprit !

Mourez lentement, suffocant de l’oppression exercée par votre terrorisme intellectuel !!