Le mal du siècle

Publié: 2 mars 2013 dans Philosophie, Psychologie

La peur de vivre, la peur de souffrir, la peur d’aimer. Tant attachés à notre confort matériel et si profondément blasés par les vaines promesses de notre société d’opulence, nous recherchons maintenant le confort mental, sentimental et social. Une armée de zombies déboussolés dont le seul idéal est la satisfaction immédiate et permanente.

Pauvre humanité. Tu t’es perdue en courant après tes mirages de modernité et tes idéaux futiles, stériles. Tu te comportes comme si tu avais perdu le contact avec la réalité qui était tienne. Déconnectée, déboussolée…

Vivez, mais vivez ! Vraiment. Oubliez les qu’en dira-t-on, laissez de côté vos préjugés, apprivoisez et domptez vos peurs, ouvrez votre esprit et envoyer valser vos limites. S’il vous plait, soyez heureux, positifs, curieux, créatifs et imprévisibles. Surprenez-vous, surprenez-nous ! Abandonnez votre confort mental sur le bord du chemin de la médiocrité – si rassurants soient-ils – et lancez-vous corps et âme dans l’arène de la Vie !

Souffrir a du bon, car cela nous rapproche de la réalité en nous faisant expérimenter l’acte de vie dans toute sa dimension, son intensité et sa dureté. Se sentir bien n’est pas être bien. Non, la vie n’est pas un long fleuve tranquille. Non, la vie n’est pas douce et encore moins juste. Non, nous ne sommes pas des cons damnés condamnés à jouer un rôle préétabli dans un simulacre de course au bonheur.

Cultiver le bien-être permanent ne fera pas de nous des gens biens. Nous ne deviendrons pas des êtres épanouis et pleinement accomplis en nous contentant d’une vie agréable. Je crois sincèrement que jouir de la vie en chaque instant n’est pas vivre. Cela permet tout juste d’apprécier le goût trompeur des miettes laissées par une jouissance éphémère. Le bonheur demande bien plus d’efforts, de sacrifices et d’abnégation. La poursuite d’une satisfaction immédiate et permanente par l’action mesurée, calculée et exempte de risques rend triste et insipide, au même titre que l’inaction rend vide. De plus, rester en proie à ses peurs profondes rend anxieux et angoissé. Enfin, refuser tout changement radical rend mort.

Si vous ne l’êtes pas déjà, demain, tout à l’heure ou dans quelques minutes, vous serez peut-être morts…

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