Archives de avril, 2013

Donc, est-il souhaitable que les psys soignent nos fous ? Qu’ils nous soignent tous en fait ? Car nous avons tous un brin de folie en nous. Vous ne vous trouvez pas un peu fou parfois ? ^^ Après tout, le fou n’existe qu’en comparaison à un groupe d’individus le jugeant comme tel…

Coluche, en plus de nous faire rire, nous pousse par cette phrase à réfléchir à l’utilité des psys : « Mon psy, pour quinze mille francs, il m’a débarassé de ce que j’avais : quinze mille francs »

A méditer…

La peur est un moteur.
L’ignorer est une erreur.

Si tu l’evites sans cesse,
C’est là que tu te blesses.

En tout cas c’est ce que je pense,
Surtout à l’arrière d’une ambulance.

Je ne sais pas si ce court texte t’est adressé.
C’est peut-être simplement pour que tu puisses mediter…

arbre-billetsMême si l’argent fleurissait sur un arbre à blé, les pauvres le resteraient puisqu’ils n’ont pas de jardin pour en planter…

Si vous prenez quelques minutes pour réfléchir à cela, je suis quasiment certain que vous arriverez à la même conclusion que moi : notre système économique et social est construit de manière à ce que les pauvres le restent. Il existe certaines exceptions, mais elle demeurent relativement rares. En poussant la réflexion plus avant, nous prenons également conscience de l’utilité sociale des pauvres. J’irai même jusqu’à dire que cette utilité n’est pas uniquement sociale, mais aussi politique et économique. Voyons pourquoi.

Est-ce que vous vous êtes déjà senti pauvre – financièrement parlant ? Vraiment démuni. Je ne décris pas une situation dans laquelle vous vous diriez « mince, je ne vais pas pouvoir sortir ce soir, je n’ai pas assez d’argent pour payer l’entrée du concert et quelques verres » =/ Je fais référence à une situation financière critique dans laquelle vous ne pouvez plus payer votre loyer, vous peinez à acheter de la nourriture et vous ne pouvez évidemment profiter d’aucun extra. Si ce type de situation ne vous est pas inconnue, avez-vous mesuré la difficulté des actions à mettre en œuvre pour se sortir de cette mauvaise passe ?

Premier fait extrêmement simple à comprendre : les mécanismes banquiers. Lorsque vous êtes à découvert, vous avez besoin d’une seule chose : trouver de l’argent pour combler ledit découvert. Au lieu d’être conseillé, voire assisté par votre banquier, vous êtes soumis à toutes sortes de pénalités et de mesures qui vous enfoncent chaque jour un peu plus. Il y a les agios et les les frais facturés pour prélèvements refusés, auxquels il faut ajouter ceux liés aux éventuels lettres de relance et aux chèques impayés. C’est une réalité. Au lieu de vous aider, votre banque vous enfonce. La seule solution qu’elle vous propose est de vous endetter un peu plus pour renflouer votre découvert – solution efficace à court terme, mais dangereuse à moyen terme.

Autre anomalie du système : l’accès au logement. Moins vous avez d’argent, moins vous ne pouvez prétendre accéder à un logement décent. Je ne vous parle même pas de l’accès à la propriété. Quelle blague… En effet, pour trouver un appartement ou une maison, vous devez justifier de ressources en adéquation avec le montant du loyer et des frais d’entretiens liés à l’habitat que vous souhaitez louer. Cela est tout à fait normal. Les propriétaires veulent s’assurer de votre solvabilité. Le problème est que les garanties demandées sont parfois très exagérées. Renseignez-vous sur les conditions à remplir pour pouvoir louer un appartement dans Paris. L’exemple est extrême, mais sans aller chercher si loin je pense que vous avez saisi mon propos. De plus,  pour être embauché il faut produire un justificatif de domicile. Imaginez le casse-tête sans fin contre lequel luttent les personnes sans emploi bénéficiant de très peu de ressources. On comprend que nombre de personnes se retrouvent à dormir dehors, mais pas parce qu’il fait bon. Parce qu’elles n’ont pas le choix !

Un bébé devant trois distributeurs de billets

Maintenant, je vous propose de prendre deux minutes pour réfléchir à cela : ces pauvres, que vous croisez dans vos rues, que l’on vous montre sur votre petit écran, et que vous côtoyer peut-être au sein de votre famille ou de votre cercle d’amis n’ont-ils pas une utilité sociale, politique et économique ? Leur existence suscitent la peur, parfois même le dégoût quand ce n’est pas un rejet total. Quelle peur ? Celle de « finir comme eux ». Ils sont là pour rappeler à tout le monde que si vous ne vous levez pas tous les matins pour aller travailler – que vous aimiez votre travail ou non, que vos collègues soient sympathiques ou non, que vous ayez envie ou pas – et bien vous avez de fortes chances de tout perdre. Tout ? Pas exactement. Vous perdrez seulement tous les biens matériels que vous possédez ou dont vous faites usage. L’existence de ces personnes, les pauvres, entretient une pression permanente permettant de contrôler les foules à moindre frais. J’ai en mémoire un sketch des Guignols de l’info mettant en scène M. Sylvestre assénant à ses étudiants en économie : « toujours au moins 5% de chômage. Pour que les gens aient peur ! » De plus, la peur de certains allant jusqu’au rejet catégorique de cette frange de notre population, ils permettent de diviser le peuple. Diviser pour mieux régner. Je sais que je ne suis pas seul à penser cela.

Ainsi, si vous tombez dans la pauvreté – en supposant que vous ayez eu la chance de ne pas y naître – vous aurez bien du mal à en sortir et grossirez les rangs des « personnes à faible revenus », tout en participant à la division de la population et à l’entretien de la peur du chômage. Vous voyez, vous ne servez pas à rien ! Vous êtes riche d’utilité. Même plus que ça. Car comme le dit M. Mélenchon, « l’argent ce n’est rien, ce qui compte c’est la vie ! ». Effectivement, manquer de ressources financière est peu confortable et stressant, mais c’est loin d’être aussi dramatique qu’on nous le martèle à longueur de journée. Pauvre en euros, d’accord, mais riche en expérience, ami-e-s, famille, passions, culture, connaissance, échanges, intelligence, idées, éthique, sincérité, humanisme… Je ne m’explique pas encore trop pour quelles raisons, mais j’ai remarqué que très souvent la maîtrise, la qualité ou la quantité des choses évoquées à l’instant étaient inversement proportionnelles aux nombre de zéros à droite du premier chiffre du solde du compte bancaire. Je parle bien sûr des zéros avant la virgule.

Some pictures…

Publié: 12 avril 2013 dans Photos
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Un album photo du Facebook associé au site

The Illusion of Choice

The Illusion of Choice

Cette image a fleuri sur le Net plus vite que les roses de Bree Van de Kamp boostées au compost et aux coquilles d’oeufs. Elle inspire en majeure partie des réactions du type « On nous ment, on nous spolie. Nous allons tous mourir après avoir vécu dans l’aveuglement le plus complet, pauvres consommateurs crédules que nous sommes. Notre liberté est en danger à causes des méchantes multinationales qui se battent pour gouverner le monde ». En replaçant ces paroles dans leur contexte, on ne manquera pas de remarquer que la liberté dont on parle ici n’est autre que la liberté de… consommer !

Ces dernières décennies ont été marquées par un grand nombre de rachats et de fusions-acquisitions aux quatre coinsein de la planète – cependant sphérique. Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. En effet, de grands groupes ont émergé de l’océan formé par les différents marchés en rachetant, lentement mais sûrement, toutes les entreprises concurrentes de leur secteur. A la manière du grand blanc qui dévore de petites otaries sans défense, ils ont grossis jusqu’à peser parfois plus lourd qu’un État. Beaucoup ont même diversifié leur activité initiale afin d’asseoir un peu plus leur suprématie. Dans le milieu de l’industrie agroalimentaire, nous nous retrouvons-donc avec une dizaine de géants possédant chacun d’innombrables marques, propriétaires à leur tour d’autres marques. C’est le visage actuel de ce secteur, qui n’est pas sans rappeler celui du monde des médias. Ce constat étant établi, que pouvons-nous en dire ? En d’autres termes, qu’inspire ce schéma de détention des différents fabricants de produits agroalimentaires ?

Personnellement, je résumerais le fond de ma pensée au moyen d’une seule et unique expression : et alors ?? Ca n’est pas parce que chaque marque est une sorte de sous-marque d’un grand groupe, que nous sommes face à un choix restreint lors de nos actes d’achat. Les produits sont différents, même si – une fois la totalité de la filière remontée – ils ne sont fabriqués que par dix groupes différents. Je me moque de savoir que tel produit et tel autre sont en réalité fabriqués par des entreprises appartenant au même groupe. Quelles en sont les conséquences réelles pour nous, consommateurs que nous sommes ?

Certes, nous avons l’impression d’être bernés. Oui, cela ressemble fort à une prise de pouvoir par un tout petit nombre d’acteurs du marché. Mais je le persiste et signe : on parle de consommation de produits agroalimentaires ! La même analyse au niveau des professionnels de l’information  – Mediapart, Reuters, Bouygues, AFP, Bolloré et France Télévision – ne me conduirait évidemment pas aux mêmes conclusions. Le contrôle de l’information par une poignée de grandes firmes est selon moi autrement plus grave que celui de la production de produits de consommation courante. Surtout que vous pouvez être sûrs que même au sein d’un grand groupe multinational, les filiales se tirent dans les pattes, ce qui profite au consommateur. C’est en partie grâce au système décrit depuis le début de cet article que l’on peut trouver des produits à des prix défiant toute concurrence. Cette constitution du marché régule à son niveau la concurrence sauvage.

De plus, le créateur de ce graphe et ses relayeurs semblent oublier une chose importante : il existe d’autres fabricants ! Le commerce est dominé par ces groupes, mais des alternatives à ces produits sont bel et bien présentes sur le marché – sur les marchés… Achetons ce dont nous avons besoin, sans une once de superflu, consommons en accord avec nos principes et notre budget, et laissons les fabricants faire leur business. Je pense que toute autre considération s’apparente à des piailleries de post-hippies frustrés touchant au minimum 1 400 € net / mois. Tout ce que j’avance ici n’est que mon humble avis. Je ne prétends pas détenir la vérité. Si c’était le cas, c’est moi qui possèderais toutes ces marques !