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En fait, les crises ont été inventées pour permettre aux banques de bénéficier de financements d’urgence des États. Mais ça n’est pas tout ! Qui profite des crises ? Qui rachète des biens ou des entreprises à bas prix ? Oui, ce sont bien les banques ou leurs associés. Et pourquoi les prix sont bas ? Parce que c’est la crise !

Mais n’ayez pas peur, ne désespérez pas. Je vous en conjure. La révolution est en marche. Elle sera lente, elle sera dure, elle fera des victimes, mais nous finirons par reprendre le contrôle de nos vies et de nos esprits.

N’écoutez pas les médias dominants, faites passer l’information autour de vous et agissez en accord avec vos principes fondamentaux même si cela entraîne des sacrifices. C’est comme ça que nous les battrons. Car « ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux » (La Boétie).

Révolution des consciences !

The Illusion of Choice

The Illusion of Choice

Cette image a fleuri sur le Net plus vite que les roses de Bree Van de Kamp boostées au compost et aux coquilles d’oeufs. Elle inspire en majeure partie des réactions du type « On nous ment, on nous spolie. Nous allons tous mourir après avoir vécu dans l’aveuglement le plus complet, pauvres consommateurs crédules que nous sommes. Notre liberté est en danger à causes des méchantes multinationales qui se battent pour gouverner le monde ». En replaçant ces paroles dans leur contexte, on ne manquera pas de remarquer que la liberté dont on parle ici n’est autre que la liberté de… consommer !

Ces dernières décennies ont été marquées par un grand nombre de rachats et de fusions-acquisitions aux quatre coinsein de la planète – cependant sphérique. Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. En effet, de grands groupes ont émergé de l’océan formé par les différents marchés en rachetant, lentement mais sûrement, toutes les entreprises concurrentes de leur secteur. A la manière du grand blanc qui dévore de petites otaries sans défense, ils ont grossis jusqu’à peser parfois plus lourd qu’un État. Beaucoup ont même diversifié leur activité initiale afin d’asseoir un peu plus leur suprématie. Dans le milieu de l’industrie agroalimentaire, nous nous retrouvons-donc avec une dizaine de géants possédant chacun d’innombrables marques, propriétaires à leur tour d’autres marques. C’est le visage actuel de ce secteur, qui n’est pas sans rappeler celui du monde des médias. Ce constat étant établi, que pouvons-nous en dire ? En d’autres termes, qu’inspire ce schéma de détention des différents fabricants de produits agroalimentaires ?

Personnellement, je résumerais le fond de ma pensée au moyen d’une seule et unique expression : et alors ?? Ca n’est pas parce que chaque marque est une sorte de sous-marque d’un grand groupe, que nous sommes face à un choix restreint lors de nos actes d’achat. Les produits sont différents, même si – une fois la totalité de la filière remontée – ils ne sont fabriqués que par dix groupes différents. Je me moque de savoir que tel produit et tel autre sont en réalité fabriqués par des entreprises appartenant au même groupe. Quelles en sont les conséquences réelles pour nous, consommateurs que nous sommes ?

Certes, nous avons l’impression d’être bernés. Oui, cela ressemble fort à une prise de pouvoir par un tout petit nombre d’acteurs du marché. Mais je le persiste et signe : on parle de consommation de produits agroalimentaires ! La même analyse au niveau des professionnels de l’information  – Mediapart, Reuters, Bouygues, AFP, Bolloré et France Télévision – ne me conduirait évidemment pas aux mêmes conclusions. Le contrôle de l’information par une poignée de grandes firmes est selon moi autrement plus grave que celui de la production de produits de consommation courante. Surtout que vous pouvez être sûrs que même au sein d’un grand groupe multinational, les filiales se tirent dans les pattes, ce qui profite au consommateur. C’est en partie grâce au système décrit depuis le début de cet article que l’on peut trouver des produits à des prix défiant toute concurrence. Cette constitution du marché régule à son niveau la concurrence sauvage.

De plus, le créateur de ce graphe et ses relayeurs semblent oublier une chose importante : il existe d’autres fabricants ! Le commerce est dominé par ces groupes, mais des alternatives à ces produits sont bel et bien présentes sur le marché – sur les marchés… Achetons ce dont nous avons besoin, sans une once de superflu, consommons en accord avec nos principes et notre budget, et laissons les fabricants faire leur business. Je pense que toute autre considération s’apparente à des piailleries de post-hippies frustrés touchant au minimum 1 400 € net / mois. Tout ce que j’avance ici n’est que mon humble avis. Je ne prétends pas détenir la vérité. Si c’était le cas, c’est moi qui possèderais toutes ces marques !