L’indifférence de la Mort

Publié: 4 juin 2013 dans Philosophie
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La mort s’en bat les couilles de ta vie. Si t’as pas fait ton sac elle vient te chercher quand-même.

Orelsan

Citation tirée du titre « Elle viendra quand-même », Orelsan – « Le chant des Sirènes » (2011)

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Donc, est-il souhaitable que les psys soignent nos fous ? Qu’ils nous soignent tous en fait ? Car nous avons tous un brin de folie en nous. Vous ne vous trouvez pas un peu fou parfois ? ^^ Après tout, le fou n’existe qu’en comparaison à un groupe d’individus le jugeant comme tel…

Coluche, en plus de nous faire rire, nous pousse par cette phrase à réfléchir à l’utilité des psys : « Mon psy, pour quinze mille francs, il m’a débarassé de ce que j’avais : quinze mille francs »

A méditer…

« Nous pensons généralement que bonheurs et souffrances viennent de circonstances extérieures. Continuellement affairés, d’une manière ou d’une autre, à réorganiser le monde, nous tentons d’écarter un peu de souffrance par ci, de rajouter un peu de bonheur par là, sans jamais atteindre le résultat souhaité.

Le point de vue bouddhiste, qui est aussi le point de vue de la méditation, considère au contraire que bonheurs et souffrances ne dépendent pas fondamentalement des circonstances extérieures mais de l’esprit lui-même. Une attitude d’esprit positive engendre le bonheur, une attitude négative produit la souffrance.
Comment comprendre cette méprise qui nous fait chercher au dehors ce que nous ne pouvons trouver qu’au dedans ?

Une personne au visage propre et net se regardant dans un miroir voit un visage propre et net. Celui dont le visage est sale et maculé de boue voit dans le miroir un visage sale et maculé. Le reflet n’a pas, en vérité, d’existence ; seul le visage existe. Oubliant le visage, nous prenons son reflet pour réel. La nature positive ou négative de notre esprit se reflète dans les apparences extérieures qui nous renvoient notre propre image. La manifestation extérieure est une réponse à la qualité de notre monde intérieur.[…]

Si, découvrant dans le miroir la saleté de notre visage nous entreprenons de laver le miroir, quand bien même nous frotterions pendant des années avec force savon et abondance d’eau, rien n’y ferait, pas la moindre saleté ni la moindre tâche ne disparaîtrait du reflet. Faute d’orienter nos efforts vers l’objet juste, ils restent parfaitement vains.

C’est pourquoi le bouddhisme et la méditation tiennent pour primordial de comprendre que bonheurs et souffrances ne dépendent pas foncièrement du monde extérieur mais de notre propre esprit. En l’absence de cette compréhension, nous ne nous tournerions jamais vers l’intérieur et continuerions à investir notre énergie et nos espoirs dans une vaine poursuite extérieure. Une fois cette compréhension acquise, nous pouvons laver notre visage : le reflet lui-même apparaîtra propre dans le miroir ».

Bokar Rimpoché